DFI : Des films et des costumes

DFI : Des films et des costumes

Le Doha Film Institute a souhaité explorer le lien entre costumes et personnages de films. Les grands classiques projetés, du mercredi 20 avril au dimanche 24 avril, illustrent l’importance de l’art du costume dans la filmographie.

Afin de mieux comprendre les liens qu’entretiennent l’univers du costume et du cinéma, Stella Bruzzi professeur d’études cinématographiques et télévisuelles à l’Université de Warwick et auteur de plusieurs monographies, animera une Master Class ouverte à tous sur ce thème, le 22 avril. Les films diffusés ont été soigneusement sélectionnés pour montrer l’importance du costume lors de la réalisation d’une œuvre cinématographique :

  • Le samouraï

Le_SamouraiSynopsis : Jeff Costello est un tueur à gages. Il est chargé d’exécuter le patron d’une boîte de nuit mais la pianiste, Nathalie, le surprend commettre son forfait. Jeff met alors au point un alibi avec l’aide de sa maîtresse. Néanmoins, il est soupçonné par la police et son commanditaire tente de l’abattre. Jeff doit sauver sa peau.

Les projections débuteront par « Le samouraï » que le réalisateur, Jean-Pierre Melville, définit comme « une longue méditation sur la solitude » et «le portrait d’un schizophrène paranoïaque ». Cette œuvre emblématique du film noir a poussé à son acmé l’art du minimalisme et de l’épure, avec des scènes d’action purgées de leur aspect spectaculaire. Les costumes tiennent une large part dans la mise en scène, le personnage d’Alain Delon est vêtu de manière sobre, d’un chapeau et d’un imperméable dont la coupe est droite, signe de la précision du tueur.

Mercredi 20 avril – 17h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • Le temps de l’innocence

Age of innocence

Synopsis : Newland Archer est fiancé à une jeune fille de bonne famille. Cette dernière a une cousine qui vit séparée de son époux, un comte polonais, et dont le comportement est l’objet de la réprobation de la haute société new-yorkaise en 1870.

L’âge de l’innocence de Martin Scorcese est le film en costumes par excellence. Pour illustrer la haute-société new-yorkaise du XIXe siècle, le réalisateur n’a pas hésité à donner du faste aux tenues portées par les acteurs. Une attention toute particulière peut être prêtée au personnage de la comtesse qui porte des robes jugées à l’époque scandaleuses, à l’instar de la robe d’un rouge écarlate dont elle est vêtue alors que les convives sont en noir.

Mercredi 20 avril – 20h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • Funny Face

Funny face

Synopsis : La rédactrice en chef du Magazine Quality Magazine est à la recherche d’un mannequin pour présenter les créations du styliste Paul Duval. Le photographe Dick Avery connaît la personne idéale, une jeune libraire.

La comédie musicale Funny Face permettra d’explorer le lien entre mode et cinéma. Les costumes illustrent bien les deux facettes de la vie d’Audrey Hepburn dans le film. D’abord libraire, elle est vêtue de manière stricte, puis devenue top model elle porte des tenues de star.

Jeudi 21 avril – 17h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • 3000 nights

3000-nights

Synopsis : Une jeune mariée, professeur dans une école palestinienne, se trouve faussement accusée et est condamnée à 8 ans de prison. Elle donne naissance à un fils. Elle doit se battre pour le protéger et l’aider à survivre.

Les costumes sont très symboliques dans ce film. Alors que les femmes israéliennes sont libres de se vêtir à leur guise, les femmes palestiniennes portent une salopette bleue, uniforme. L’enfant qui incarne l’amour et la lutte pour la survie porte des vêtements colorés quand nait l’espoir.

La réalisatrice de documentaire palestinienne Mai Masri dirige ici sa première fiction. L’œuvre a été nommée plusieurs fois et a reçu le pris des droits de l’homme au festival international de Genève.

Jeudi 21 avril – 20h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • Rashomon

Rashomon

Synopsis : L’histoire se déroule au XIe siècle au Japon où un crime atroce est commis. Quatre témoins donnent chacun une version différente du déroulement des faits.

Le réalisateur japonais Akira Kurosawa porte une attention toute particulière aux costumes qu’il a dessiné soigneusement dans son storyboard. Il recrée ainsi la hiérarchie sociale de l’époque.

Vendredi 22 avril – 17h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • Les oiseaux

The-Birds

Synopsis : Mélanie Daniels est une jeune mondaine. Elle rencontre chez un marchand d’oiseaux l’avocat Mitch Brenner, qu’elle trouve charmant. Celui-ci feint de la prendre pour une employée et lui commande deux oiseaux, des inséparables, pour l’anniversaire de sa sœur. Le lendemain matin, Mélanie décide de lui apporter sa commande dans sa résidence de Bodega Bay. Sur le canot qui l’emmène sur l’île, elle est attaquée par un oiseau.

Le tailleur vert que Mélanie porte tout au long du film permet au Maître du suspens, Alfred Hitchcock, de renforcer l’intensité dramatique, jusqu’à la scène final.

Vendredi 22 avril – 17h30 – Dimanche 24 avril à 17h30 et 20h30 – Auditorium du Musée d’Art Islamique – Réservation

  • Cinéma en plein air : Cendrillon

Cinderella

Synopsis : Cendrillon est maltraitée par sa belle-mère et ses demi-sœurs. Elle voudrait bien aller au bal mais elle ne peut s’y rendre faute d’être vêtue pour l’évènement. Sa marraine la fée apparaît et la pare d’une robe de princesse. Néanmoins elle n’a que la permission de minuit. Quand sonne les 12 coups, elle s’enfuit et perd sa pantoufle de verre…

Pour finir, les familles redécouvriront sous les étoiles du parc du Musée d’art islamique ce film d’animation des studios Disney. Les enfants sont invités par les organisateurs de l’évènement à revêtir pour l’occasion une robe de princesse ou un costume de prince charmant.

Samedi 23 avril – 19h30 – Parc du Musée d’art islamique – Réservation



Categories: Cinéma

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