Estelle Roure : « Le DFPN est un réseau d’entraide professionnel »

Estelle Roure : « Le DFPN est  un réseau d’entraide professionnel »

Estelle Roure est Présidente du Doha French Speaking Professional Network, une association francophone gérée au sein de la Maison France. Nous l’avons rencontrée afin d’en savoir plus sur le DFPN et la recherche d’emploi au Qatar.

 

Qatar Actu : Qu’est-ce que le DFPN et quelle est son histoire ?

Estelle Roure : Le DFPN a été créé il y a 5 ans, sur l’idée d’une expatriée, Emmanuelle Grisez, qui était elle-même à la recherche d’un emploi. Elle s’est vite rendu compte qu’il serait plus efficace de mutualiser les efforts des uns et des autres. Au Qatar, le réseau est essentiel. Ainsi, plutôt que les demandeurs d’emploi fassent chacun des recherches de leur côté, ils mettent en commun les informations recueillies et se soutiennent. Quand l’un trouve une piste, il partage avec les autres.

Les maîtres-mots de l’association sont réseau et entraide. L’idée est de créer des ponts dans le monde professionnel et de développer une communauté professionnelle francophone.

 

Que pouvez-vous nous dire sur l’équipe du DFPN ?

Nous sommes toutes bénévoles, soit en poste ou à la recherche d’un emploi. Et c’est parce que nous connaissons la vie professionnelle au Qatar que nous avons vraiment plaisir à consacrer du temps à animer cette communauté de professionnels et surtout accompagner les participants dans leurs démarches de recherche d’emploi.

 

Quelles activités organisez-vous ?

Notre cœur d’activité est d’une part l’aide à la recherche d’emploi que nous réalisons à travers nos réunions « Matinales » et « Éditions du soir », et d’autre part développer et animer un réseau de professionnels lors de soirées que nous organisons.

Grâce aux réunions, nous apprenons à mieux connaître les personnes à la recherche d’un emploi, ce qui nous permet de mieux les accompagner. Nous mettons aussi à leur disposition un réseau. Un nouvel arrivant n’a pas de réseau et ne sait pas de quelle manière entreprendre une recherche d’emploi ; le DFPN leur permet ainsi gagner du temps.

Nous leur proposons aussi des ateliers de rédaction du cv et de définition du projet professionnel. Et nous n’oublions pas les personnes en poste pour qui nous animons des ateliers sur des thèmes aussi divers que « développer son réseau professionnel » ou le « lean management », par exemple.

 

Est-ce que la recherche d’emploi est aisée au Qatar ?

Il est important de noter de prime abord que le DFPN s’adresse exclusivement aux personnes présentes au Qatar. Ce sont donc souvent des conjoints d’expatriés qui sont à 90% des femmes.

Ce qui n’est pas forcément facile pour les candidats, c’est qu’ils sont en concurrence avec le monde entier. En comptabilité, ils entreront en concurrence avec des résidents indiens, ou encore avec des ressortissants philippins pour des emplois d’infirmier, et avec des expatriés libanais pour des emplois de cadres commerciaux.

Ce n’est ni plus facile qu’ailleurs, ni plus difficile.  Néanmoins, le Qatar est un pays suffisamment ouvert pour offrir des opportunités aux personnes qui souhaitent exercer une autre profession que leur métier initial.  Pour les employeurs, les compétences sont plus importantes que le métier préalablement exercé. Le demandeur d’emploi a intérêt à identifier au sein de son champ de compétences professionnelles lesquelles pourront être utiles à d’autres secteurs. Par exemple, si un ingénieur civil souhaite changer de métier, il pourra devenir formateur ou travailler dans des domaines où les compétences en gestion de projet sont essentielles. Il faut être ouvert et flexible.

 

Quels conseils donneriez-vous à une personne à la recherche d’un emploi ?

Il est important que le nouvel arrivant sache ce qu’il veut, ce qu’il a envie de faire et de ne pas faire, en termes d’équilibre familial – vie professionnelle, mais aussi en termes financiers ou de possibilité d’évolution de carrière.  Bref, il faut qu’il sache s’il a envie ou besoin de faire des compromis et dans quels domaines.

Mon conseil essentiel est qu’il ne faut jamais se sous-estimer. Il faut avoir confiance en soi. L’anglais est évidemment un prérequis pour travailler, mais beaucoup de demandeurs d’emploi ont tendance à sous-évaluer leurs compétences dans ce domaine.

Les personnes à la recherche d’un emploi ont parfois des moments de découragements, mais justement notre association est là pour les accompagner et leur remonter le moral.

 

Quelle est votre actualité ?

 Nous organisons une soirée networking le 25 octobre que nous voulons très conviviale. C’est une soirée à laquelle tous les professionnels sont conviés. L’idée est de pouvoir rencontrer des personnes dans une atmosphère détendue et de les aider à nouer des contacts. À cette occasion, nous invitons le monde professionnel afin d’aider les participants à accroître leur réseau. Pour ce faire, nous organiserons de petits quizz pour briser la glace entre participants, faciliter les échanges et créer des contacts. .

Notre prochaine Matinale aura lieu le 16 octobre à l’institut français et l’Édition du soir, destinée aux personnes qui travaillent, le 23 octobre.

Nous vous attendons nombreux !

Propos recueillis par Patricia Gendrey

 

Pour aller plus loin : contact@dfpn.org



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