Festival de Cannes et tapis rouge, à Katara

Festival de Cannes et tapis rouge, à Katara

Alors que la 68e édition du festival de Cannes s’ouvrira demain en France, le Doha Film Institute, avec le support de l’Institut Français du Qatar, a choisi d’honorer le meilleur de ce grand rendez-vous cinématographique à Katara, du 13 au 15 mai.

Ce mercredi à 20h, Lambert Wilson apparaîtra sur les écrans en qualité de maître de cérémonie pour la deuxième année consécutive. Il avait été plébiscité lors de la 67e édition pour son élégance à la française, son lyrisme et son amour du cinéma : « Le monde est écrit dans une langue incompréhensible, mais les films nous le traduisent de manière universelle. Sans leur lumière, chacun reste dans sa nuit », déclara-t-il l’année dernière.

Après la projection de l’ouverture de la 68e édition du festival de Cannes, « Omar », du réalisateur palestinien Hany Abu-Assad, sera projeté sur les écrans. Le film conte l’histoire d’Omar, un jeune homme un peu timide, vivant en Cisjordanie. Il est amoureux de Nadia qui vit de l’autre côté du mur. Révolté par la situation politique du pays, il décide de résister en compagnie de ses deux amis d’enfance, Amjad et Tarek. Le trio passe alors à l’action. Alors que la première opération échoue, Omar est capturé par l’armée israélienne et conduit en prison. La police lui propose un marché : collaborer pour permettre l’arrestation du chef du groupe, Tarek, frère de Nadia. Récompensé par le prix du Jury dans la catégorie « Un certain regard » lors du festival de Cannes 2013, ce long métrage mêle plusieurs cinémas – film d’auteur, politique, thriller – dans lequels l’inquiétude est souvent présente.

Jeudi 14 mai, ce sera au tour de « Winter Sleep » du turc Nuri Bilge Ceylan, palme d’or du festival de Cannes 2014, d’envahir les écrans : Aydan est un comédien retraité. Il s’est retiré dans sa maison transformée en auberge dans un village reculé d’Anatolie. Il y vit avec sa jeune épouse et sa sœur récemment divorcée. Tandis que l’hiver s’installe, les protagonistes vont se déchirer.

Ce film est sans nul doute un chef d’œuvre. Cette tragédie intimiste inspirée d’une nouvelle de Tchekhov envahie très longtemps la mémoire. Le spectateur reste hanté, plusieurs mois après sa projection, par les paysages enneigés, le froid qui pétrifie les alentours et les âmes.

« The Search » du réalisateur français Michel Hazanavicius (The Artist) débutera l’après-midi du vendredi. Remake des « Anges marqués » de Fred Zinneman, sorti en 1948, le film se déroule durant la seconde guerre de Tchétchénie en 1999. Quatre protagonistes vont se croiser : un soldat russe, un orphelin tchétchène, la grande sœur de ce dernier partie à sa recherche et une militante des droits de l’homme. Sélection officielle du festival de Cannes 2014, le film a été récompensé au festival de Sarlat par le prix des lycéens et le prix d’interprétation féminine, décerné à Bérénice Bejo.

La soirée s’achèvera avec le film des frères Coen « Inside Llewyn Davis » qui a remporté le Grand prix du jury au festival de Cannes 2013. Les réalisateurs de « No country for Old men » signent encore une fois un chef d’œuvre. Ce long métrage plonge le spectateur dans le New York des années 60. Un jeune guitariste, Llewyn Davis, survit grâce à la générosité de ses proches. Le film s’étend sur une semaine durant laquelle le public assiste aux galères du personnage. À la fois mélancolique et plein d’humour, « Llewyn Davis » est un film irrésistible sous fond de musique folk. Et ce qui ne gâche rien, il est sous-titré en français.

Pour voir les bandes annonces et connaître les horaires de projection, rendez-vous sur notre page Agenda.



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